Les organisateurs avaient
garanti du frisson. Promesse tenue hier sur le circuit d’Onans (25)
qui accueillait un trial 4x4, manche qualificative au championnat de
France.
« Le terrain est génial,
le traçage très technique. Pour une première saison en maxi série,
on s’est vraiment fait plaisir », résume le Vosgien Julien Geoffroy
du club 4x4 Saônois. Avec le Bisontin Jean-François Bole-du-Chaumont
dans le rôle du singe pour équilibrer le Suzuki dans les dénivelés
les plus prononcés (et pas seulement), le duo vient de conclure un
superbe parcours. Pas moins de 21 véhicules de tout le Nord-Est, «
de Vesoul aux frontières luxembourgeoises », participaient hier
dimanche à ce trial sur le circuit d’Onans. Une compétition cosignée
par l’association montbéliardaise Tout terrain loisirs (propriétaire
du circuit) et le club 4x4 Alsace. « C’est la seconde fois à Onans
que nous organisons cette épreuve du trophée national qui se dispute
en sept manches avant la finale nationale en septembre », explique
Patrick Brefie, le président du club alsacien qui exposait sur le
site plusieurs véhicules de compétition et de raids, autos et
camions. Alors que le trial a attiré des foules de mordus sur le
site d’Onans, Patrick Brefie comme son homologue du club
montbéliardais, Patrice Perret, admettent volontiers que le quatre
roues motrices n’est pas en odeur de sainteté en ces temps où l’on
professe l’osmose avec la planète. Trop bruyant, trop polluant, trop
gourmand…
Faut pas confondre…
« Dès qu’on dit « 4x4
» on est mal vu. Tous les prétextes et les amalgames sont bons pour
nous casser du sucre sur le dos, tempête le président Alsacien.
D’abord sur un circuit, il n’y a aucune notion de vitesse. Seulement
de l’habileté, de la précision, de la maîtrise et du couple. On est
au ralenti. Tout au plus va-t-on consommer en une journée cinq
litres de carburant. Ensuite, faut pas confondre nos 4x4 avec un
Hummer ou un Chevrolet V8. Mon Suzuki a le même moteur qu’une 106.
Enfin, personne ne tape sur le Boxer ou les camionnettes qui
pullulent sur les routes et qui émettent autant de CO2 qu’un 4x4.
Maintenant, si demain je peux adapter un moteur électrique sur mon
4x4, je le fais toute de suite ». C’est dit…
Françoise Jeanparis
Article de presse http://www.lepays.fr/fr/article/3308768/Arretons-de-taper-sur-le-dos-des-quatre-roues-motrices.html
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